Compagnie des PassagesMongol !

JEUNE PUBLIC | Théâtre

Extrait de la note d'intention


« Je comprends tout, aussi bien qu’eux, j’ai juste besoin de plus de temps ».

 

Ludovic est le bouc émissaire de Fabrice et de sa bande, et ce jour-là, Fabrice va inventer une nouvelle insulte pour  Ludovic, et va lui crier « Mongol, Mongol ! ».

Ludovic ne comprend pas l’insulte, et à la fin de sa journée de classe, va pour la première fois, chercher un mot dans un dictionnaire. Un nouveau monde va s’ouvrir à lui: celui de la Mongolie, des grandes steppes, de Gengis Khan, des chevaux sauvages. Ludovic découvre alors un monde qui le passionne. Il va se glisser à la surprise générale de ses camarades de classe, de sa maîtresse, de sa famille, dans une nouvelle peau : celle d’un jeune garçon mongol. Il lit tout ce qui lui passe entre les mains sur le sujet, dévore viandes et laitages, décide de faire de l’équitation et n’a plus comme projet que de partir découvrir la Mongolie, avec Sarah si possible, jeune fille de l’école dont il est secrètement amoureux.

La drôlerie amère est là dans Mongol, dans le malentendu originel ! Grâce à ce malentendu, Ludovic va se passionner pour un ailleurs, les livres vont lui ouvrir un horizon inattendu, et cela va lui donner une grande force pour s’affirmer, et pour sortir du harcèlement dans lequel Fabrice et la bande l’emprisonnent.

« Sarah a ouvert les yeux et elle m’a regardé comme si elle me découvrait »


Un des premiers désirs est de faire partager l’univers mental de Ludovic comme je l’ai découvert à la lecture du roman. Le roman nous plonge dans sa tête, dans ses questions, puis très vite dans son rêve, dans son fantasme de la Mongolie. J’ai envie de pouvoir rendre cette chose perceptible au public.

Comment rendre compte d’un enfant qui pense beaucoup mais qui parle peu, ou pour lui-même, car le lien avec les autres n’est pas simple ? Ludovic se sent seul au milieu de cette foule, qui lui est hostile. C’est un enfant qui parle pour lui : il me semble important de faire exister cette dimension par un traitement sur la voix. L’acteur devra pouvoir parler bas et être entendu et que ce rapport change quand il est en lien direct avec les autres personnages. L’utilisation du micro me semble important pour rendre cette impression.

Les différents espaces, l’école et la maison, seront représentés par les portes de ces espaces. Ces différentes portes alignées nous rappellent les couloirs de l’école avec les portes de classes,  la porte de la maison sera elle, différente en terme de couleur.

Les portes seront sur roulettes de manières à pouvoir être manipulées dans le jeu, et créer ainsi par leur place des espaces différents.

Une collaboration avec le Groupe Grenade-Josette Baïz, va nous permettre de construire une chorégraphie avec ce groupe d'enfants, harceleurs de Ludovic. Leur présence sera rendue par de la vidéo projetée en direct sur les parois du décor.

Texte : Mongol ! de Karin Serres, réécriture pour la Cie des Passages

Mise en scène : Wilma Lévy

Avec la collaboration du groupe et de la compagnie Grenade – Josette Baïz

Chorégraphie : Julie Yousef

Jeu : Gaspard Liberelle, Martin Kamoun, Camille Radix, Wilma Lévy

Vidéo : Sébastien Sidaner

Création son : Pauline Parneix

Scénographie et construction : Emilie Jouve, Sylvain Eguisier

Régie Générale : Pablo Hassani

Chargée de production : Nadia Lacchin

Environ 1h ( spectacle en création)

Compagnie des Passages Structure artistique

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